Lundi 28 octobre, la mosquée de Bayonne a été la cible de tirs de la part d’un octogénaire, ancien candidat du Front national. Deux fidèles de 74 et 78 ans ont été grièvement blessés par balles.

Depuis des semaines, des responsables politiques tels que le ministre de l’éducation nationale Jean-​Michel Blanquer ou le conseiller régional

Pour la seule année 2019, plus d’une dizaine d’actes islamophobes ont visé des lieux de culte, dont l’attentat le 27 juin dernier, devant la mosquée de Brest, qui a failli coûter la vie à l’imam Rachid Eljay. Cette semaine, jeudi 25 et dimanche 27 octobre, des croix gammées ont été découvertes sur le chantier d’une mosquée à Charleville-​Mézières. Citons en outre, en septembre, dans le Rhône, cette mère de famille portant un hijab victime d’une attaque au couteau en pleine rue.

Le traitement médiatique de ces actes racistes, les condamnations timides du gouvernement, tout comme l’absence de décisions fortes pour endiguer la haine anti-​musulmane participent à une négation d’une réalité vécue difficilement par les musulmans en France.

Nos demandes

- Emmanuel Macron, président de la République, et Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, doivent prendre réellement la mesure de l’urgence et agir concrètement pour la sécurité des mosquées comme celles des personnalités musulmanes et des imams visés par des discours racistes et les menaces quotidiennes.

- La loi doit s’appliquer aux médias qui font de la haine anti-​musulmane un argument commercial. Ils doivent être sanctionnés lorsqu’ils outrepassent la liberté d’expression pour verser dans l’incitation à la haine. Ces pousse-​au-​crime ne doivent plus être autorisés à se cacher derrière le droit au blasphème ou à la critique des religions lorsqu’ils mettent en danger plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants de notre pays.