La pollution de l’air nuit gravement à notre santé. En vivant à Paris on perd 2 ans d’espérance de vie à cause de la mauvaise qualité de l’air qu’on y respire. Les enfants, les personnes agées et les malades en sont les premières victimes.

Nous aimons Paris, ses quartiers, ses marchés, ses jardins, ses rues et ses cafés, mais la ville est devenue impraticable, irrespirable. La moitié de l’espace public est dédiée à l’automobile, alors que 60% des déplacements se font à pied. Ce déséquilibre a un coût écologique et social !

Nous en avons assez de nous battre pour traverser la rue, de nous sentir en danger à vélo, de craindre pour la vie de nos enfants sur le chemin de l’école et de nous ruiner la santé. Nous voulons continuer d’habiter à Paris en y respirant mieux, en y circulant mieux, en y vivant mieux. Nous voulons être fier·es d’une ville qui soit exemplaire face à l’urgence climatique, qui applique strictement l’accord qui porte son nom.

Candidates et candidats, la demi-​mesure ça suffit ! Il est temps d’être responsables.

Imposez la seule solution réaliste face aux enjeux de santé, de sécurité et de changement climatique : une réduction de moitié du trafic routier d’ici 5 ans dans Paris.

Non, ce n’est pas un rêve porteur de division entre Paris et la banlieue : moins d’un quart des déplacements Paris-​banlieue s’effectue en voiture.

Non, ce n’est pas un rêve de bobos contre les plus défavorisés : 64% des personnes au volant à Paris appartiennent aux catégories socioprofessionnelles supérieures. Tandis que les plus fortes concentrations de polluants atmosphériques sont relevées le long des grands axes, en particulier autour du périphérique, dans les quartiers les moins favorisés.

Oui, c’est un rêve raisonnable. Le transport motorisé peut être limité au strict nécessaire : urgences, police, livraisons, artisanat, professions de nuit, personnes à mobilité réduite, personnes âgées. La circulation de ces activités en sera facilitée.

Oui, c’est un rêve réalisable. Oslo en Norvège, Madrid et Barcelone en Espagne, Ljubljana en Slovénie le mettent en œuvre. Paris a la chance d’avoir le réseau de transport collectif le plus dense au monde. Ce réseau est saturé aux heures de pointe ? Désaturons-​le en donnant les moyens aux vélos de circuler en toute sécurité sur la voie publique.

Oui, nous y gagnerons toutes et tous ! Le transport motorisé à Paris aujourd’hui c’est * :

  • 16% seulement des déplacements
  • 50% de l’espace public occupé au détriment des piétons et de la végétation
  • 70% d’usage de confort, ayant une alternative propre immédiate
  • 50% de la pollution de l’air, faisant de Paris une des métropoles européennes les plus polluées. Un décès sur six et 30% des accidents cardio-​vasculaires, cancers et maladies pulmonaires sont causés par la pollution automobile.
  • 94% des accidents graves
  • 1,3 million de tonnes de CO2 par an

Qui sommes-​nous ?

Des citoyen.ne.s engagé.e.s pour que les transports ne se fassent pas au détriment du climat, de notre santé ou de notre sécurité. C’est possible, d’autres villes l’ont fait, et nous y parviendrons à Paris au cours du prochain mandat si nous nous mobilisons collectivement.

Animée par Alternatiba Paris en collaboration avec des nombreux partenaires, la campagne “La Rue est à Nous” est née début 2019 de la volonté de citoyen-​ne‑s souhaitant s’impliquer localement afin d’améliorer la qualité de vie à Paris et lutter contre le changement climatique.

Pour savoir plus sur La Rue est à Nous


* Sources : Livre blanc des inCOPruptibles, qui synthétise les études et données fournies par EGT 2020, Greenpeace, Base accidents du ministère de l’Intérieur, Les décodeurs, AirParif.

Crédit Photo : marfis75 on flickr