Alors que la France est confinée depuis le 16 mars, des dizaines de grandes entreprises s’organisent pour ne pas perdre une miette de rentabilité, au mépris de la santé de leurs salarié·es.


🚨Première victoire : le Tribunal de Nanterre vient de donner raison aux syndicats et de contraindre Amazon à limiter l’activité de ses six entrepôts d’ici 24 heures aux seules marchandises essentielles : l’alimentaire, l’hygiène et le médical, sous peine d’un million d’euros d’astreinte par jour de retard.


Pendant ce temps-​là, malgré le confinement, 12 McDonald’s sont restés ouverts à la vente à emporter. Ils sont tous détenus par le même homme, Bernard Simmenauer, dans la région de Tours. La chaîne de fast-​food vient d’annoncer qu’elle travaille actuellement d’arrache-pied à la réouverture de 30 autres restaurants. Pourtant, pendant plusieurs jours, aucune protection n’a été mise en place pour les salarié·es : « pas de gants, pas de gel, pas de masque, rien. », explique Lucie, 21 ans, à Médiapart. En parallèle, les managers des restaurants les ont menacé de les licencier s’ils critiquaient les conditions de travail, et ont refusé qu’ils exercent leur droit de retrait.

On estime que 40% des salariés en France continuent de se rendre sur leur lieu de travail tous les jours. Parmi eux, des héroïnes et des héros, qui nous permettent de rester chez nous en sécurité, de nous nourrir, et qui font tourner les hôpitaux.

Mais aussi des livreur·ses, des logisticien·nes, des serveur·ses, des cuisinier·es, qui souvent ne sont pas autorisés à exercer leur droit de retrait, sont menacé·es de licenciement, ou ne sont pas équipé·es de protections.

Dans l’entrepôt Amazon de Brétigny-​sur-​Orge, un employé était en réanimation la semaine dernière. À New-​York, un employé qui a co-​organisé un arrêt de travail a été licencié.

Cette situation ne peut plus durer ! Faisons-​nous entendre pour forcer les pouvoirs publics à mieux encadrer les activités autorisées pendant le confinement et empêcher les grandes entreprises de jouer avec la santé de leurs salarié·es.

~ ~ le mouvement

135 260 membres pour défendre le bien commun, faire pression sur les décideurs, et gagner des batailles dans la loi et l'opinion