Le Salon du livre et de la presse jeunesse ouvrira ses portes à Montreuil le 28 novembre et la multinationale emblématique de la malbouffe, de l’évasion fiscale et de l’exploitation de ses salarié·e·s, McDonald’s, prévoit d’y tenir un stand ! Ne les laissons pas faire ! Ne nous y trompons pas : ce n’est pas un acteur culturel, mais une chaîne internationale de consommation alimentaire des plus standardisées. Son but est de vendre des hamburgers, sa présence au Salon n’a qu’un objectif publicitaire.

C’est pourquoi nous, signataires de cette pétition, considérons que McDonald’s n’a pas sa place au Salon du livre et de la presse jeunesse et demandons l’annulation de sa participation.

Sous prétexte de présenter son action de promotion de la lecture chez les jeunes (principalement le choix d’un livre à la place d’un jouet pour l’achat d’un menu Happy Meal), McDonald’s va tenir, comme pour la première fois en 2017, un “espace de lecture” au Salon du livre et de la presse jeunesse (SLPJ). À partir du 28 novembre, ce Salon recevra à Montreuil plus de 175 000 visites, des milliers d’enfants, dont 30 000 inscrits en groupes, notamment des élèves qui viendront avec leurs professeur·e·s. C’est « le plus grand événement européen ouvert au public consacré à l’édition jeunesse : 450 exposant·e·s, des centaines de rencontres avec des auteur·e·s, desillustrateurs et illustratrices, des performances, ateliers, débats, expositions… qui se présente comme « un temps
et un lieu de convergence unique des cultures de l’enfance, d’actions et de réflexions autour de la littérature de jeunesse ». Que vient faire McDonald’s dans ce contexte ?

Il est évident que, loin des préoccupations culturelles, le salon offre à McDonald’s un public de choix : des dizaines de milliers d’enfants à attirer dans leurs restaurants et une stratégie de communication en or pour tenter de faire oublier les scandales successifs de malbouffe, d’évasion fiscale, d’exploitation de ses salarié·e·s,… McDonald’s est la seule entreprise extérieure au monde de l’édition ou de la culture à tenir un stand au SLPJ : tout un symbole, mais aussi, peut-​être, la porte ouverte à d’autres multinationales cherchant à se racheter une conduite ou à toucher un jeune public dans un espace qui jusque là en était très heureusement protégé.

Nous sommes des fidèles du Salon, fièr·e·s de cet espace magnifique en faveur de l’édition et de la presse jeunesse, conscient·e·s de tout le travail mené par son équipe et ses partenaires en faveur d’une programmation de qualité. Mais nous estimons que McDonald’s n’a rien à faire au SLPJ ! Ne laissons pas la multinationale emblématique de la malbouffe, de l’évasion fiscale et de l’exploitation de ses salarié·e·s utiliser le salon pour redorer son image et attirer nos enfants dans ses établissements.