Cédric Chouviat était au volant de son scooter quand il a été contrôlé par la Police dans l’ouest de Paris, vendredi 3 janvier. Cédric veut filmer le contrôle. C’est alors que les policiers le plaquent au sol, en utilisant la technique dite du « plaquage ventral ».

Le visage de Cédric devient bleu. C’est le signe d’un arrêt cardiaque. Pourtant, l’autopsie du parquet de Paris fait seulement état d’une « fracture du larynx ».

Ce n’est pas la première fois que cette technique tue. La France a même été condamnée à deux reprises par la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui considère que ces pratiques sont « hautement dangereuses pour la vie ».

Nous demandons l’interdiction pure et simple du « pliage ventral » (qui consiste replier la personne sur elle-​même en la maintenant assise, la tête appuyée sur les genou), du « plaquage ventral » (aussi appelé décubitus ventral) et des autres techniques dangereuses d’immobilisation.

- 2003 : Mariame Getu Hagos, 24 ans. Mort à la suite d’un « pliage prolongé de la tête sur le cou et le thorax ».

- 2007 : Lamine Dieng, 25 ans. Asphyxié par plaquage ventral lors d’une interpellation policière nocturne.

- 2008 : Abdelhakim Ajimi, 22 ans. Asphyxié lors d’un contrôle avec plaquage ventral et clef d’étranglement.

- 2009 : Ali Ziri, 69 ans. Mort suite à un contrôle routier. Les agents de police ont reconnu l’avoir immobilisé en le pliant de force, les genoux et le thorax compressés contre les cuisses. Peu après Ali Ziri est victime d’un arrêt cardiaque.

- 2012 : Wissam El Yamni, 30 ans. Mort à la suite d’un pliage. Selon un collège d’experts : « Le maintien de M. El-​Yamni (…) en « flexion » est de nature à entraîner un malaise hypoxique générateur d’un arrêt cardio-​respiratoire asphyxique ».

⁃ 2016 : Adama Traoré, mort le jour de ses 24 ans. Les policiers ont là aussi pratiqué un plaquage ventral.