Le 5 novembre 2018, 2 immeubles d’habitation se sont effondrés rue d’Aubagne à Marseille, tuant 8 personnes et laissant apparaître au grand jour la réalité du mal-​logement. Une période de psychose organisée a suivi le drame et plus de 2600 personnes ont été évacuées de leur logement devenant des « délogé·es ». Plusieurs associations et collectifs marseillais ont travaillé à une charte pour permettre de sécuriser le parcours de ces personnes.Le chaos des évacuations, de l’accueil et du relogement, ainsi que des négociations avec les citoyen·nes, montrent l’urgence d’établir un cadre clair, juridique et politique, négocié avec les premier·es concerné·es et leurs soutiens.

L’Etat et la Mairie de Marseille ont reçu plusieurs fois les organisations représentant les personnes délogées pour faire le point sur leur situation. Mais pas grand chose n’a changé et les promesses faites lors de ces réunions ne sont pas tenues, voire contredites en conseil municipal. Voilà pourquoi nous demandons la mise en place d’une charte de relogement.

Si nous rassemblons 10 000 signatures d’habitantes et d’habitants de Marseille, Monsieur Gaudin, le maire de Marseille, aura l’obligation de soumettre au vote du prochain conseil municipal notre proposition !

Seule une charte de relogement, adossée à des moyens suffisants et faisant l’objet de délibérations et d’engagements formels de la part des institutions concernées permettra d’encadrer les politiques publiques mises en œuvre. La charte proposée par le Collectif du 5 Novembre – Noailles en colère, le Conseil citoyen 1/​6, un Centre-​Ville pour Tous, la Ligue des Droits de l’Homme Marseille, l’Assemblée des délogé·es, la Fondation Abbé Pierre, l’AMPIL, les Compagnons Bâtisseurs ProvenceMarseille en colère, Emmaüs, le Conseil citoyen du 3, le Droit au logement (DAL MArseille), le Panier en colère et l’AMPIL, sur la base des principes actés par l’Assemblée des délogé·es, est un modèle de construction des politiques publiques par les acteurs concernés.

Le texte de la charte du relogement proposée aux négociations est disponible sur le site du collectif et sur les sites respectifs des associations signataires.